Depuis mardi dernier, au moins 47 familles de l’agglomération montpelliéraine découvrent l’ampleur d’une escroquerie sophistiquée ciblant les personnes âgées. Des démarcheurs se présentant comme « mandatés par l’État » promettent des aides exceptionnelles pour les travaux de chauffage, avant de faire signer des contrats d’abonnement mensuels ruineux. L’enquête révèle un système d’arnaque particulièrement vicieux.
points clés du sujet
- Des démarcheurs se font passer pour des agents gouvernementaux proposant des « aides chauffage 2025 ».
- Signature forcée de contrats d’abonnement mensuel de 89 à 150 euros pendant 24 mois.
- Au moins 47 seniors piégés à Montpellier, Castelnau-le-Lez et Palavas entre le 19 et 22 août.
- Les « aides promises » n’existent pas, les équipements livrés sont des objets sans valeur.
la visite qui change tout
Mardi 20 août, vers 14h30, André M., 78 ans, reçoit la visite de deux hommes en costume cravate dans sa maison de Castelnau-le-Lez. Ils brandissent des cartes officielles plastifiées et parlent d’« aides gouvernementales urgentes » pour moderniser son système de chauffage avant l’hiver.
« Ils connaissaient son âge, sa situation de retraité, même le fait qu’il vit seul. Papa était impressionné par leur professionnalisme et leurs documents qui semblaient authentiques. »
— @SophieM_34
le piège se referme
Les escrocs expliquent qu’André bénéficie d’une « subvention exceptionnelle de 3 600 euros » pour installer un « système de chauffage révolutionnaire ». Mais cette aide nécessite un « co-financement » de 89 euros par mois pendant 24 mois. Sous pression, il signe immédiatement le contrat de 36 pages.
« Ils répétaient sans cesse que l’offre expirait à 17h et qu’il y avait une liste d’attente. Mon père a paniqué et signé pour ne pas rater cette chance. »
— @FilsInquiet
la douloureuse découverte
Jeudi matin, André reçoit un colis contenant un simple radiateur d’appoint de 30 euros et un « certificat de conformité » imprimé sur papier ordinaire. Sa fille Sophie découvre alors que les prélèvements automatiques ont déjà commencé sur le compte de son père. Aucune aide gouvernementale de ce type n’existe selon la préfecture contactée.
« Papa pleure tous les soirs depuis qu’il a compris. À 78 ans, il se retrouve avec 2 136 euros à payer pour un radiateur qui ne vaut rien. C’est de l’acharnement sur les personnes vulnérables. »
— @SophieM_34
et maintenant ?
Pendant que les familles tentent désespérément d’annuler les prélèvements bancaires, une question inquiétante demeure : combien d’autres seniors de la région ont signé ces contrats piège cette semaine, et surtout… les démarcheurs sont-ils encore en activité ?
